28.02.2008

La colonisation en 2008 : Porto Rico

800px-Flag_of_Puerto_Rico.svg.pngDans cet article je vais tenter de vous présenter de manière claire et accessible le statut d'un territoire libre associé aux États-Unis : Porto Rico.

Tout d'abord quelques informations et données chiffrées :

 

Superficie : 13 790 km²
Population : 4 millions
Densité de population : 438 hab/km²
Président : Georges W. Bush
Premier ministre : Aníbal Acevedo Vilá
Langues officielles : Espagnol et Anglais
PIB 57 milliards d'euros
PIB/habitant 14700 €
IDH : Pas calculé
Taux de chômage : 12%
Alphabétisation : 94%
Sida : 0,23%
Personnes vivant sous le seuil de pauvreté : 22,00%

Voici maintenant quelques cartes (vous pouvez cliquer dessus pour les agrandir) qui vous présenteront l'état de la conjoncture socio-économique de Porto Rico comparée à celles de ses voisins : 

Cette première carte introduit les forces en présence :

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Cette seconde carte nous renseigne sur le PIB par habitant de chacun de ces pays :
Ici découvrez le taux de chômage de chaque pays :
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Cette quatrième carte nous informe sur le pourcentage de la population vivant sous le seuil de pauvreté :
Les taux d'alphabétisation :
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Et enfin la dernière carte avec le taux de contamination par le virus du SIDA chez les adultes
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Les porto-ricains ont un statut très particuliers puisqu'ils ont la nationalité américaine mais pas le droit de vote, ils ont donc un président qu'ils n'élisent pas (en plus c'est Georges W. Bush !). Porto Rico (ou Puerto Rico) est une destination internationale pour les avions américains, mais les avions porto-ricains sont enregistrés dans les registres américains. Porto Rico n'est pas représenté à l'ONU, les habitants ne payent pas de taxes aux USA mais uniquement des taxes locales, le budget de l'administration est complété par les USA (les subventions américains ont d'ailleurs été largement revues à la baisse récemment). Porto Rico est donc un territoire américain mais pas un état américain.

Ce statut ressemble fort à celui d'un pays colonisé ! Après avoir reconnu l'indépendance du Kosovo, les États-unis vont-ils donner à ce peuple le droit à l'auto-détermination ? Ou au moins leur accordé un niveau de vie égal à celui de ses autres ressortissants ? Les porto-ricains sont littéralement des citoyens américains de seconde zone !

 

07.01.2008

La peine de mort ça doit faire super mal !

Vous le savez sans doute déjà les États-Unis pratiquent la peine de mort inlassablement, la juridiction sur ce sujet dépend des états, 13 l'ont abolie (tous des états du nord-est du pays ou a la frontière avec le Canada, Hawaii et l'Alaska). La peine de mort est également pratiquée à l'échelon fédéral, ce qui signifie que certains délits qui sont du ressort du FBI (Federal Bureau of Investigation) sont également passibles de la peine de mort, des étrangers arrêtés sur le sol américains sont également parfois exécutés. Les détenus ont en général le choix de la méthode : la pendaison, la chambre à gaz, la chaise électrique, le peloton d'exécution ou l'injection létale. Ce dernier procédé est le plus courant, certainement car il est le moins violent a priori. Cependant aujourd'hui deux condamnés à mort déposent un recours devant la cour suprême américaine (un peu l'équivalent de la cour européenne des droits de l'homme par chez nous) qui pourra décider de rendre l'injection létale illégale. Ils estiment que c'est un châtiment cruel et inhabituel, et qu'en vertu du 8ème amendement de la constitution américaine :

"Excessive bail shall not be required, nor excessive fines imposed, nor cruel and unusual punishments inflicted."

22.11.2007

Le code du travail c'est pas fait pour les chiens

Parce que ces jours-ci je sens le droit des travailleurs en danger pour plusieurs raisons, je vous fait part de quelques histoires qui vous rappellerons à quel point ces acquis sociaux sont fragiles et fondamentaux :

 

Le MEDEF et le droit du travail

 

Laurence Parisot, la présidente du MEDEF (Mouvement des Entreprises DE France, syndicat des patrons) a déclaré devant l'AJEF (Association des Journalistes Économiques et Financiers) :

"Je me demande s'il ne faut pas accepter de mettre sur la table la question de la suppression de la durée légale du travail".

 

Je voudrais signaler à Madame Parisot que pendant qu'elle philosophe sur comment escroquer au mieux les gens dont elle exploite la force de travail, ces mêmes gens eux mènent une vie en dehors de l'entreprise, ils n'ont pas le coeur à se sacrifier pour un patron qui, la plupart du temps, se fout de leur gueule. Ils ne sont pas heureux de travailler et ne s'épanouissent même pas dans ce qu'ils font, ils le font pour se nourrir et se loger, pour offrir à leurs enfants un futur à peu près potable. La réduction du temps de travail constitue pour eux, pour nous, la possibilité de faire autre chose que de travailler pour engraisser un patron, une chance de profiter un peu de leur vie, de leur famille, une fenêtre d'accès au bonheur tout simplement, et tant pis si on est pas les plus productifs, comme dis l'autre : "Nos vies valent plus que vos profits".

 

Le modèle social américain

 

A New York, un restaurateur employait des livreurs chinois sans les déclarer, ceux-ci étaient payés 1,60 $ de l'heure (1,07€) alors que le salaire minimal dans cet état est de 4,65 $ (3,10 €). Pour chaque client qui se plaint d'un retard de livraison, 200 $ d'amendes étaient retirés du salaire et pour chaque jour d'absence, quelle que soit la raison, l'amende s'élevait à 300 $. En plus de cela ces esclaves du 3ème millénaire n'avait aucune assurance maladie ou quoi que ce soit, n'avaient pas de repas offerts par la société et devaient livrer les plats avec leurs propres vélos. Puis un beau jour leur patron, un ancien immigré d'origine cambodgienne propose (pour se protéger aux yeux de la loi) à ses livreurs de signer un contrat stipulant qu'ils étaient payés au tarif légal mais leur précise bien qu'en réalité ils continueront à recevoir le même traitement, l'un des employés refuse de signer ce contrat et se fait donc licencier, ses collègues se mettent en grève par solidarité et se font tous renvoyer. Aujourd'hui ces travailleurs, certains occupant ces postes depuis près d'une décennie, décident de dénoncer leur patron, Simon Nget, mais au pays de l'oncle Sam tout le monde s'en fout apparemment.

 

Pour équilibrer la chose je vais vous faire part de deux histoires plus positives histoire de garder espoir :

 

L'immersion dans la VRAIE vie

 

Cette histoire là s'est passée cet été en Italie, Enzo Rossi, un fabricant de pâtes, a essayé de rémunérer sa femme et lui même au SMIC, comme ses ouvriers, après avoir constaté à quel point les mois sont longs quand on a un salaire aussi bas, il a décidé d'augmenter tout le monde de 200 €. Selon lui cela augmentera la productivité car ses salariés seront rassurés. Un exemple à méditer pour le MEDEF ! Plusieurs patrons l'ont d'ailleurs contacté pour se renseigner sur les conséquences économiques de son geste pour sa société.

 

Le conflit social à l'Islandaise

 

Ceci est une histoire personnelle, la société dans laquelle je travaille ici en Islande est plutôt généreuse, le salaire est d'environ 2 000 € par mois pour les moins bien lotis et les heures supplémentaires sont majorées de 100 % (soit un salaire de 20 € par heure supplémentaire dans mon cas). Seulement ce mois ci mon chef de service décide de ne pas payer nos heures supplémentaires, et il nous l'annonce évidemment le jour ou il les recompte une fois qu'on les a effectuées, j'explique donc à mes deux collègues philippins excédés le principe de la grève, seulement personne n'a rien compris, eux sont rentrés chez eux et on commencer à travailler pour un concurrent dès le lendemain, tandis que mon chef attendait simplement le retour à la normale sans trop comprendre ce qui se passe, après une discussion le conflit a été résolu et tout le monde a appris quelque chose dans cette histoire. Je démissionne dans une semaine pour rentrer en France mais malgré cet incident le chef d'atelier m'a proposé de me redonner un emploi si je reviens en Islande un de ces jours.

07.11.2007

Une base Équatorienne sur le sol américain ?

a3abaff3e04dc02501802f2e48f6433c.jpgDepuis 1999 la ville équatorienne de Manta abrite une base de l'armée américaine. En 2006 Rafael Correa est élu président du pays, et c'est un grand ami d'Hugo Chavez, grand ennemi de Georges Bush, un fervent anti-américain donc (et sont vice président s'appelle Lenín, ça s'invente pas !). Le contrat entre l'équateur et les États-Unis concernant la location de cette base arrive à termes en 2009, et Rafael Correa a annoncé le mois dernier qu'il accepterait de renouveller le bail à condition que... les USA laissent l'équateur installer une base à Miami. Il a déclarer lors d'une visite en Italie considérer que si les États-Unis ne voient aucun problème à accueillir des soldats étrangers, cet échange de bon procédé ne devrait pas poser le moindre souci aux autorités de la plus grande puissance militaire du monde qui a par ailleurs affirmé que la base aérienne de Manta était essentiel pour la lutte contre les trafics de drogue.

 

Finalement ce Correa c'est un peu le contraire de Sarkozy, plutot que de lécher les bottes des dirigeants américains il n'hésite pas à les provoquer en les mettant face à leur contradictions, en plus dès son invesiture il avait divisé son propre salaire de président par deux et baissé les salaires des hauts fonctionnaires de son pays. Il a également promis de ne pas exploiter une partie de se réserves de pétrole pour des motifs écologiques, quitte à ce que cela affecte l'economie équatoriene à cours termes. Il doit sont succès electoral entre autres chose au fait qu'il ait appris le Quechua durant une année de travail volontaire, ce qui lui permet de communiquer dans leur propre langue avec les indigènes locaux.

 

 

15.09.2007

Réponse à la devinette

Afin d'éviter une explosion des serveurs de mon hebergeur à cause des innombrables réponses (deux) à la devinette ci-dessous je vais finalement poster la réponse : Les États-Unis, le Texas pour être précis. Cette déclaration ayant éte faite par le gouverneur du Texas : Rick Perry, un républicain (parti de Bush et Schwarzenegger), cette phrase digne d'un monarque absolu de droit divin a été formulée par un haut représentant élu du peuple de l'auto-proclamée plus grande démocratie du monde gardienne des valeurs universelles.
 
Déjà que j'les trouvaient pathétiques... 

30.09.2006

Le mur de la connerie

Le 7 novembre prochain se tiendront des élections parlementaires aux états-unis. Le parlement a donc cessé son activité ces derniers jours et comme ultime mesure avant d'entrer en campagne elle a voté pour la construction d'une barrière le long de la frontière avec le mexique, ce mur se dressera sur une longueur de 1120 km (la frontière est longue de 3200 km). Des caméras et des detecteurs de mouvements (et les USA n'hésitent pas a tiré et ont été condamnés pour avoir utilisé des armes interdites), le gouvernement américain va également recruter 1500 gardes frontière supplémentaires. Dans l'inconscient collectif américain le mexicain est un immigré pauvre et fainéant qui pèse sur l'économie américaine.

Vous comprendrez aisément (j'espère) la gravité de cette initiative, après la grande muraille de chine pour se protéger des tentatives d'invasions mongoles, le rideau de fer pour que les habitants de l'URSS ne se sauvent pas, le mur de cisjordanie érigé par Israël pour se protéger du terrorisme voici le mur des USA pour se protéger de son voisin (notez qu'un premier, plus petit, était déjà en place depuis plus de 10 ans).

Mais ce qui est plus exaspérant encore c'est que le Canada, les USA et le Mexique forment une zone de libre-échange appelée l'ALENA (Accord de libre échange nord-américain), concrètement cela permet aux grosses entreprises américaines d'implanter leurs usines et donc d'employer des mexicains pour des salaires vraiment moindre par rapport à ceux des américains.

Parlons maintenant de l'efficacité potentielle de ce mur, il y a environ 11 millions de mexicains vivant aux états-unis et la moitié sont en situation irrégulière. La moitié des mexicains qui s'installent clandestinement aux états unis passent par la grande porte, ils se voient délivrés un visa touristique provisoire et restent sur le territoire américain une fois qu'il est périmé, dans ces cas là le mur n'y peut rien. Ensuite le mur couvrira une zone difficilement accessible, pour traverser cette partie de la frontière il faut passer par le désert du nord du mexique, traverser le fleuve rio grande avant d'arriver dans le désert de l'Arizona, autant dire que seul des gens très résistant et chanceux y arrivent.

Georges Bush avait exprimé des réticences concernant ce projet au départ, ayant été gouverneur du Texas il sait bien à quel point cette main d'oeuvre illégale et exploitable à souhait était important pour l'économie des états du sud du pays, cependant ce texte devrait être promulgué prochainement et servira certainement d'argument électorale aux deux camps (démocrates et républicains).

Je ne peux m'empêcher de songer à Nicolas Sarkozy qui nous vantait il y a peu la réussite de la politique sociale des états-unis, je serais curieux de savoir ce qu'il pense de cette histoire...

29.08.2006

Ahmadinejad VS Bush

Pour faire plaisir à Valérie un petit post pour reporter des propos d'Ahmadinejad, car il parait évident que les USA cherchent à diaboliser le personnage qui ne m'est pas sympathique certes mais je ne veux pas avoir l'air de contribuer à l'effort des américains :þ.

"N'est-il pas temps que les relations internationales soient fondées sur la démocratie et les droits égaux de toutes les nations?", et le plus choquant c'est de voir que certains médias titrent "Ahmadinejad défie Washington et la Grande-Bretagne", c'est vrai que réclamer l'égalité c'est scandaleux...

Et le président Iranien a proposé à Georges Bush un débat télévisé, en direct et non censuré, malheureusement le président américain a refusé cette invitation. Mais j'aurais bien aimé voir Ahmadinejad laminer en public et en anglais Georges Bush qui, entre deux begaiements, auraient insultés les musulmans, les athés, les martiens et les thons rouge.