02.03.2008

Habiter dans l'anus d'un caribou ? SI JE VEUX !

Ce week-end les militants du réseau HALEM (association des HAbitants de Logements Éphémères ou Mobiles) ont monté des yourtes sur la place de la bourse à Paris afin de "réclamer la liberté de choisir son mode de vie et son habitat". Une problématique que je connais un peu puisque ma soeur elle même vit en caravane au sein d'une communauté de gens du voyages.

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Si cette association semble regrouper surtout des écologistes, il existe aussi des gens qui choisissent des modes de vies alternatifs faute de mieux ou plus souvent par tradition. Mais ce mode de vie que l'on peut trouver archaïque est un choix encore plus difficile à assumer qu'il n'en à l'air car il n'existe presque pas d'installations adaptées, le résultat c'est que bien des voyageurs vivent dans l'illégalité, squattent des terrains en attendant de se faire expulser manu militari par les forces de l'ordre. Cette instabilité du lieu de vie impose une précarité parfois insoutenable, empêche bien souvent les enfants de suivre une scolarité normale et oblige souvent à se passer d'eau, d'électricité de téléphone et d'adresse, avec tout ce que cela implique. Il reste toujours la possibilité de s'acheter son propre terrain et d'y faire installer ces services mais c'est pas donné à tout le monde. Ces voyageurs par dépit se retrouvent donc à jouer au jeu du chat et de la souris avec les autorités locales qui ne veulent qu'une chose : se débarrasser de ces pestiférés qui font grogner les habitants des coins qu'ils squattent. Mais ces couillons de politiciens n'ont pas compris que les chasser revenait à les pousser plus loin pour finalement les voir revenir plus tard, la seule solution viable et RAISONNABLE c'est de leur proposer des installations adaptées de manière légale.

Parce que chacun doit pouvoir choisir s'il souhaite vivre dans un appartement ou une caravane, les autorités doivent prendre leurs responsabilités. MÊME EN DEHORS DES PÉRIODES ÉLECTORALES.

 

11.12.2007

Nicolas Sarkozy et le logement social.

Le président a annoncé aujourd'hui qu'il souhaitait que la situation de chaque occupant de logement social soit réexaminée tous les trois ans pour évaluer l'évolution de la situation de chacun et ainsi libérer des HLM pour ceux qui en ont réellement besoin. Je trouve que c'est un bonne mesure, le logement social aujourd'hui on y passe plus on s'y installe, ma mère et moi vivons dans une centaines de mètre carrés avec 3 chambres, mes voisins d'en dessous ont aussi le mm appartement pour une situation similaire, mon voisin du rez de chaussée a même installé un système de vidéo surveillance, c'est vous dire à quel point il est dans le besoin... Seulement voilà, aujourd'hui se loger dans le privé c'est réservé à une véritable élite, un français moyen qui vit dans un logement privé y met deux tiers de son salaire voire le salaire complet. Et s'il est un secteur dans lequel il devrait être interdit de se faire de l'argent c'est bien l'immobilier, c'est pas comme vendre des voitures ou des ordinateurs, il s'agit de logement ! Et si demain on fout dehors ces gens qui sont trop riches pour vivre en HLM mais qui ne peuvent pas payer 1000 € par mois pour un deux pièces comment vont-ils se loger ? C'est l'état qui va leur payer les 3/4 de leur nouveau loyer ? Ils devront refaire une demande et attendre des années pour qu'on leur donne un nouveau logement ? Cette mesure si elle n'est pas accompagnée d'une réglementation stricte des loyers par l'état sera quasi-criminelle, le logement ça devrait pas être une industrie, c'est encore une dérive du capitalisme que l'on ne doit pas accepter ! Mais je ne compte pas sur notre demi-président pour nous protéger de ce fléau.

16.12.2006

Conférence sur l'emploi et les revenus

Je vais essayer de mettre fin à un long silence sur ce blog (dû à des problèmes personnels) tout d'abord je vous adresse toutes mes excuses pour cette disparition soudaine et j'espère que vous serez aussi nombreux qu'avant à lire ce blog et à y réagir.

Ce premier post pour commenter les propositions avancées pas le premier ministre il y a quelques jours :

Arriver par la négociations à la suppression des accords qui permettent des salaires en dessous du SMIC dans certaines branches (comme l'hôtellerie-restauration qui se plaint d'être en cruel manque de main d'oeuvre mais refuse obstinément de payer décemment les candidats à l'embauche). Voilà une très bonne idée, d'autant que parfois (voire souvent) les gens payés en dessous du SMIC le reste tout au long de leur carrière et cela est d'autant plus inadmissible que ce ne sont pas les métiers les plus faciles qui sont concernés.

Faciliter la recherche de stage en entreprise pour les jeunes et rendre ceux-ci obligatoirement rémunérés. Là par contre je ne suis pas complètement pour, il est évidemment judicieux d'aider les jeunes à trouver des stages (bien que la création d'un site internet me paraisse insuffisante pour remplir cette fonction). Mais instaurer une rémunération minimale est un frein à cette recherche, bien souvent une entreprise prend des stagiaires pour rendre service, et l'expérience apportée constitue une récompense amplement suffisante.

Signature d'un accord de modération des loyers pour 2007. Cette annonce est certainement la plus ridicule de cette conférence de presse et ce pour plusieurs raisons, la première est qu'elle n'aura pas un réel effet, cet accord sera passé entre l'état et des syndicats de propriétaires.

 

Le principal souci aujourd'hui étant plus l'accession au logement que le paiement des loyers il a été annoncé la mise en place d'une garantie sur les risques locatifs, une excellente mesure en théorie, reste à voir si dans la pratique celle-ci fonctionnera aussi bien qu'on peut l'espérer.La création d'un nouvel indice des prix à la consommation afin de mieux retracer les "dépenses-contraintes" (comprenez par là les dépenses incompressibles, irréductibles).


Élargissement du nombre de bénéficiaires de l'aide personnalisée au logement, on ne peut que s'en réjouir.

Pour conclure même si ces annonces de fin de mandat ressemblent à de vaines promesses pour illusionner les électeurs elles me redonnent (un peu) envie de croire à demain.

06.06.2006

Logement ? C'est la crise !

Le logement social


En décembre 2000 la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbain (loi SRU) est promulguée. Entre autres choses elle "obligeait" les communes de plus de 1 500 habitants comprises dans une agglomération de plus de 15 000 habitants à avoir un quota minimal de 20 % de logements sociaux. Les mairies qui ne respectent pas cela se voient infliger une amende d'environ 150 € par logement (le montant de ces amendes a été récemment augmenté en fonction des progrès qui sont encore à réaliser).

Aujourd'hui encore au moins la moitié des mairies sur les 735 concernées ne respectent pas ce quota, certaines ont même décidés de l'ignorer pour des motifs électoralistes (les habitants des villes riches n'ont pas envie d'avoir des HLM dans leurs quartiers).

Que faire ?

Augmenter ce quota à 25 % (ne serait-ce que pour le principe !)

Supprimer ces amendes qui font payer les citoyens pour les conneries de leurs élus (en plus leur montant ridicule n'est absolument pas dissuasif).

Imposer progressivement ces quotas :

5 % la première année
10 % la deuxième année
10 % la troisième année
20 % la quatrième année
25 % la cinquième année

Chaque année une commission procède à un contrôle et les maires qui ne respectent pas ces obligations sont purement et simplement destitués et perdent leur droit civique (autrement dit ils ne peuvent plus se présenter à une élection ni voter).


Quel serait l'intérêt d'une telle mesure ?

Cela permettrait d'éviter la séparation géographique des classes qui composent notre société (chacun sait que les barres et les tours HLM sont le plus souvent situés en périphéries des grandes villes et que les plus riches d'entre nous vivent dans le centre ville ou dans des banlieues d'un autre genre).

Cette mixité sociale serait un grand pas vers une société meilleure, je ne dis pas que tout d'un coup la France se mettra à fumer des fleurs et chanter des chansons autour d'un feu dans un même élan mais ça nous y mènera peut être un jour.

Ces mesures auraient un énorme impact dans le futur (je vous conseille de voir le film "Banlieue 13" pour vous donner une idée de ce vers quoi on se dirige peut être actuellement).

Pourquoi notre gouvernement ne le fait pas ?

Imposer des mesures qui menacent les petits copains maires de communes riches ça ne doit pas les enchanter, d'autant que pour se présenter à l'élection présidentielle il faut être parrainé par au moins 500 maires (ce serait donc dommage de se les mettre à dos).

De plus nos dirigeants ont plutot tendance à vivre à Neuilly que dans les cités HLM délabrées de nos banlieues.

Votez pour moi !